Présidé par Kofi Annan, les dix membres de l’Africa Progress Panel interviennent au plus haut niveau pour un développement équitable et durable de l’Afrique.

bulletin of the AFRICA PROGRESS PANEL

Volume 4, Issue 10 — 1 June 2011

download

For more information, contact:
Temitayo Omotola
Africa Progress Panel
9-11 rue de Varembé
1202 Geneva, Switzerland
Tel +41 (0)22 919 7520

The The APP Bulletin does not necessarily reflect the views and opinions of the APP Panel members. It is a publication of the APP Secretariat.


Renversons la pyramide

On commence à voir l’Afrique sous une lumière nouvelle. Le monde des affaires, les gouvernements, les investisseurs commencent à réaliser à quel point le potentiel du continent est vaste. D’ailleurs certains dirigeants africains travaillent à attirer les investissements (par exemple en améliorant les réglementations) et à les retenir.

Bien que jusqu’à présent le PIB du continent, ainsi que les prévisions soient impressionnantes (voir des infographies de l’APR 2011), la croissance économique est de mauvaise qualité, et les questions à résoudre sont toujours aussi flagrantes. Les déficits dans les infrastructures (routes, énergie, eau), le manque de diversification économique, la taille des marchés, des échanges commerciaux non équilibrés ne sont que quelques-uns des obstacles à surmonter.

Avec près d’un milliard de personnes, les consommateurs potentiels, les entrepreneurs, font vibrer le continent, et l'esprit d'entreprise est foisonnant. Bien qu’il soit difficile de définir qui appartient à la classe moyenne africaine (voir le rapport de la BAD), ce segment de la population est en croissance. Il y a l’élite économique (et dans de nombreux cas, politique), et il y a ce qui a souvent été appelé le bas de la pyramide (BOP) ou les personnes les plus pauvres.

De nombreuses sociétés de conseil de premier plan comme McKinsey et Boston Consulting Group attirent l’attention sur l'Afrique comme destination de choix pour les investissements. La semaine dernière, le Monitor Group a lancé un nouveau rapport qui examine de manière systématique le bas de la pyramide et les solutions de marché en Afrique. Ce segment a fait l'objet de beaucoup d'attentions au cours des années passées, non seulement en raison du fait qu’il est marginalisé économiquement et qu’il est vulnérable à de nombreux niveaux, mais aussi parce qu’il est de plus en plus considéré comme un groupe de consommateurs qui a un accès croissant aux nouveaux marchés, qui participe à leur création par son pouvoir d'achat et par son engagement dans la chaîne d'approvisionnement et de valeur tout en comptant des acteurs actifs.

D’après le rapport du Monitor Group, l'Afrique subsaharienne abrite 550 millions de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour. Ils dépensent collectivement un montant estimé de 430 milliards par an en alimentation, téléphonie mobile, santé et micro finance. Fournir des biens et des services ainsi que des produits innovants à cette population a le potentiel d'accélérer le développement, de contribuer à une croissance économique durable, et de combler les lacunes en matière d’infrastructure et de services. Il y a des exemples éprouvés, tels que les systèmes de « mobile money » et de micro-assurance (par exemple M-Pesa et MicroEnsure), de « pay-per-use », où le consommateur paie en fonction de sa consommation d'eau potable et de son utilisation des systèmes d'assainissement (WaterHealth, Nanyuko ou Iko toilettes). Au niveau du secteur privé, des systèmes de soins de santé et de scolarité (LiveWell Cliniques et écoles Omega) ont également fait leurs preuves. Dans bon nombre de ces exemples, l’Afrique est pionnière dans la mise en place, l’accès et la reproduction à plus grande échelle de ces biens et services.

Les solutions de marché continue de révolutionner le secteur privé africain et d’élargir le marché à des millions de personnes. Cette année, le Rapport sur les progrès en Afrique souligne l'importance des partenariats dans la promotion du développement et, tout en s’adressant aux décideurs politiques et aux gouvernements, argumente que le secteur privé doit y jouer un rôle plus important. Nous sommes heureux de constater qu’il existe de nombreuses synergies entre notre rapport et celui du Monitor Group, ce qui renforce notre argument tout en fournissant des exemples concrets de ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas pour les entreprises. Il y a de larges fonds privés de capital-investissements et de capital-risque qui cherchent à investir en Afrique, et il est, à n’en point douter, intéressant de surveiller cet espace. Il existe des modèles qui fonctionnent mieux que d'autres, et il sera intéressant de voir quels pays exploitent au mieux ce potentiel. Comme nous l'avons dit récemment : le progrès dépend des partenariats...

20110601_Issue_10.JPG

News Overview

In the blogs...

Multilateral Organizations

AFDB

EAC

IFAD

INFRASTRUCTURE CONSORTIUM FOR AFRICA

ILO

IMF

OECD

UN

WHO

WTO

WORLD BANK

Calendar

6 June Launch of the African Economic Outlook 2011 during the Annual Meetings of the African Development Bank in Lisbon, Portugal.
7-10 June  2011 AGOA  (African Growth Opportunity Act) Forum: Lusaka, Zambia
9-10 June African Development Bank Annual Meetings: Lisbon, Portugal
13-17 June 38th Annual International Conference on Global Health: Washington D.C., U.S.A
14-15 June Sahel and West Africa Club Conference on Agricultural and food price volatility- African views: Paris, France

Opinions

  • Politico: U.S. must do more for food security, 24 May 2011
    Catherine Bertini, a former executive director of the U.N. World Food Program, and Dan Glickman, a former agriculture secretary argue that Washington must fulfil its commitment and play a leadership role with respect to global food security.
  • Pambazuka News (Pan Africa): Africa-cause looking for rebels, 25 May 2011
    Reflecting on the need to challenge power and its abuses, Alemayehu G. Mariam encourages young people in Africa to organize themselves in a constructive way, become politically engaged and work together in defense of human rights.
  • The New York Times (U.S.) At the G-8 Summit, Africa will be heard, 26 May 2011
    Abdoulaye Wade comments that Africa brings its own good news and the tone of the G8 will change. He argues that the new world order, and the G8 as well asG20 are non-representative and its members are culprits in creating the global economic crisis. He calls for corrections of this status quo, and highlights the reality that Africa is now on the map as an investment destination.

Quote

A market-based solution (MBS), an emerging phenomenon with high potential to counter the causes and consequences of global poverty.

  • Monitor Group, Promise and Progress: Market-based ssolutions top poverty in Africa

G8/G20 Update

G8

Brazil

Canada

EU

France

Germany

India

UK

USA

Reports

Comments

Have anything to add? We value your feedback!