Chaired by Kofi Annan, the ten-member Africa Progress Panel advocates at the highest levels for equitable and sustainable development in Africa.

Durban must look beyond the short term and deliver for Africa

2 Dec 2011

The Africa Progress Panel Secretariat today issues a report calling on the world’s leaders to ensure that the COP17 conference in Durban leads to real commitments for Africa.

Durban - The Africa Progress Panel Secretariat today issues a report calling on the world’s leaders to ensure that the COP17 conference in Durban leads to real commitments for Africa. Climate change effects are imperilling the livelihoods and rights of many Africans and threatening to slow or reverse hard-won development progress.

Kofi Annan, Chair of the Panel says: “The lack of long-term collective vision and leadership we have seen over climate change is inexcusable. We cannot afford to continue dragging our feet. I strongly encourage leaders to commit to more ambitious emission-reduction targets that put the world on a trajectory towards achieving the 2°C target.”

The report argues that agriculture is the sector the most heavily hit by climate change, which particularly affects African economies that are highly dependent on agriculture. But climate change also presents a unique opportunity to transform Africa’s development path, encouraging the move towards low-carbon economies using new and innovative green technologies.  For this reason, developed countries should confirm their commitment to the Green Climate Fund, which should allocate a substantial share of its adaptation funding towards developing climate-resilient agriculture in Africa.

Caroline Kende-Robb, Executive Director of the Africa Progress Panel, says: “Rich countries must take the lead in curbing emissions and in providing climate finance to those hardest hit. It is a question of equity and social justice”. She also says: “African countries must be well-coordinated in order to negotiate effectively in Durban for the benefit of their people.”

The report outlines three deliverables the Durban discussions should lead to:

  1. Set a clear path towards a legally binding international agreement to cap greenhouse emissions: Rich countries’ per capita cumulated emissions are 38 times higher than low-income countries’ emissions. Following the principle of common but differentiated responsibilities and respective capacities, developed economies and advanced emerging countries need to reduce their emissions over time to remain consistent with the 2°C target. Leaders in Durban must find a way to unblock negotiations and should, at the minimum, adopt a clear timeline for a legally binding international agreement to cap greenhouse gas emissions by 2015
  2. Launch a Green Climate Fund and make promised financing a reality: The Green Climate Fund should be operational by 2013. Financed through regular budgetary contributions, it should be supplemented by fair levies on aviation and bunker/maritime fuels and a financial transaction tax. A substantial share should be granted to Africa to support infrastructure and technology development with a strong focus on adaptation.
  3. Ensure financing for a climate-resilient African Green Revolution: Agriculture should be made a spending priority, being the area most affected by changing temperatures and water scarcity. Therefore, the APP report calls for the launch of a climate-resilient Green Revolution in Africa in order to drastically boost agricultural productivity and help farmers adapt to an increasingly hostile climate.

Durban doit voir au-delà du court terme et agir pour l'Afrique                                 

Durban, le 5 décembre 2011 – Le Secrétariat de l’Africa Progress Panel publie aujourd’hui un rapport appelant les responsables internationaux à agir afin que la 17eme Conférence des Parties  à Durban (CdP17) prenne de réels engagements pour l’Afrique. Les conséquences du changement climatique mettent en danger les conditions de subsistance et les droits mêmes de nombreux Africains, et menacent de freiner les progrès accomplis en matière de développement.

Kofi Annan, Président du Panel, a déclaré : « Le manque de leadership et de vision  à long terme que nous avons pu constater lorsqu’il s’agit de changement climatique est inexcusable. Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer à traîner les pieds. J’encourage vivement les dirigeants à adopter des objectifs plus ambitieux de réduction des émissions de CO2, qui permettraient au monde de se mettre sur la voie de l’objectif de 2°C. »

Le rapport indique que l’agriculture est le secteur le plus durement touché par le changement climatique, lequel affecte l’économie de nombreux pays africains souvent dépendants de ce domaine clé. Cependant, le changement climatique présente aussi une opportunité unique de transformer le modèle de développement de l'Afrique, en favorisant, à l'aide de technologies innovantes, nouvelles et respectueuses de l'environnement, des économies à faible émission de carbone. À ce titre, les pays développés doivent confirmer leur engagement en faveur du Fonds vert pour le climat, lequel devrait allouer une part importante de ses ressources d'adaptation au développement d’une agriculture africaine plus résistante au changement climatique. 

Caroline Kende-Robb, Directrice exécutive de l’Africa Progress Panel, a expliqué : « Les pays riches doivent montrer l’exemple en réduisant leurs émissions et en aidant financièrement les pays les plus durement frappés à s’adapter au changement climatique. C’est une question d’équité et de justice sociale. » Elle a également ajouté : « Les pays africains doivent coordonner leurs efforts afin de pouvoir négocier efficacement à Durban pour leurs populations. »

Le rapport définit trois résultats clés auxquels les discussions de Durban devraient aboutir :

1. Définir un processus clair vers la mise en place d’un accord international juridiquement contraignant afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre

  1.  

Les émissions cumulées par habitant des pays riches sont 38 fois plus élevées que les émissions des pays à faible revenu. Les économies développées et les pays émergents avancés doivent réduire leurs émissions au fil du temps afin de soutenir l’objectif des 2°C. Les dirigeants doivent trouver à Durban une solution pour débloquer les négociations, et devraient, au minimum, adopter un calendrier clair en vue de mettre en place un accord international juridiquement contraignant afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2015.

2. Mettre en place un Fonds vert pour le climat et faire en sorte que les financements promis soient réellement versés

Le Fonds vert pour le climat devrait être opérationnel d’ici 2013. Son financement, assuré par des contributions budgétaires régulières, pourrait être complété par des taxes équitables sur le carburant dans le transport maritime et aérien, ainsi qu’une taxe sur les transactions financières. Une part importante de ce fonds serait attribuée à l’Afrique afin de soutenir le développement des infrastructures et technologies favorisant l’adaptation au changement climatique.

3. Garantir le financement pour une révolution verte africaine, plus résistante au changement climatique

L’agriculture doit constituer un axe de dépenses prioritaire, car c’est le secteur le plus affecté par le changement des températures et la raréfaction des ressources en eau. Par conséquent, le rapport de l’APP pousse pour la mise en place d'une révolution verte en Afrique plus résistante au changement climatique, afin d'améliorer de manière drastique la productivité agricole et d’aider les agriculteurs à s'adapter à un climat de plus en plus hostile.